mercredi 13 avril 2011

PARRHESIE

PARRHESIE

Kim Kollins et Bienheureuse Elena Guerra, dans leur ouvrage commun dans le buisson ardent, l’urgence de la prière d’adoration et d’intercession (Béatitudes 2004) nous interpellent en ces termes : « Votre cœur est réellement un nouveau Cénacle où l’Esprit Saint est le plus doux des hôtes et le plus fidèle de tous les amis. » En effet, ajoutent-elles, le monde a besoin de revenir à Dieu, et il ne le pourra que par la prière. Là est bien le premier engagement du baptisé, adorer, louer, intercéder, rendre grâce. Et de toutes les prières, l’Eucharistie est le pilier central. Notre époque, ici, en Côte d’Ivoire, vit une culture de mort.

Depuis près d’une semaine, nous avons vécu un western, digne des grands studios hollywoodiens. Des hélicoptères Puma dans notre ciel, crachant des bombes de feu, de jour comme de nuit. Des répliques de mortier(les supposés armes lourdes de Gbagbo) au sol qui cherchaient à les abattre. Des chars au sol et des rebelles, attaquant une armée gouvernementale, non aguerrie, fuyant et abandonnant armes, minutions, et treillis aux civils aux mains nus…Toute cette mise en scène pour arriver à la capture du héros du film : un Président démocratiquement élu, qui est contraint de se rendre parce que sa maman est prise en otage par les rebelles. Nouvelle pacification de la Côte d’Ivoire par les Etats-Unis d’Amérique dont la France constitue ici, le bras séculier et l’ONU l’armada juridique.

Cette pacification a commencé par des pillages de toutes sortes, des exactions, un véritable génocide contre les nombreuses populations civiles (Dioulas et baoulés excepté). Ces exactions et exécutions sommaires commisses par des rebelles, agissant pour le compte de M. Alassane Dramane Ouattara, sur la base des critères ethniques, religieuses et politiques. Il s’agit ici, bel et bien d’une épuration ethnico-religieuse. Ces exactions se déroulent, à l’heure où j’écris ces lignes, dans les quartiers de Yopougon Km 17, Yopougon-Sicogi, Riviera 2 et le camp Commando de Koumassi. Dans ces quartiers, munis de listes de personnes à neutraliser par tous les moyens, les nouveaux Interahamwe, véritables bandes armées, habillées et armées par Sarkozy, agressent, tuent, pillent et violent les populations profondément traumatisées. Ils ciblent des personnes et les égorgent et peu après les brûlent tandis que d’autres ivoiriens (Dioulas) applaudissent. La machine à tuer est en marche. Mais pourquoi, le Président Ouattara, notre 5è Président, selon l’histoire, s’en prend-il aux Ivoiriens ?

Pour le comprendre, méditions les réflexions de M. Cissé Ibrahim Bacongo, dans son ouvrage Alassane Dramane Ouattara, une vie singulière, légende et épopée (NEI/CEI 2007). Après le tableau ahurissant et proche de l’apocalypse qu’il dresse de la société ivoirienne, notre auteur décrit Alassane comme le Sauveur qui vient délivrer les Ivoiriens. Le bravetchè arrive…mais il est rejeté par les Ivoiriens. « Ils sont méchan-an-an-ants ! Que les hommes sont méchan-an-an-an-ants ! Qu’est-ce qu’il leur a fait ? » Depuis lors, la rancune est devenue le programme de gouvernement de M. Ouattara, le fondement symbolique ou idéologique de son système politique, une hypothèse de la perversion. Cette hypothèse de la perversion comme principe dont le dispositif idéologique de la rancune tire son efficacité. Mais qu’est-ce que la rancune ?

La rancune, c’est le ressentiment qu’on garde d’une offense. Elle s’appréhende comme l’intention de ne pas relever le frère tombé (dans la faute ou dans la maladie) et de l’abandonner aux portes de la communauté. Elle se matérialise par l’avalement de la salive. Dans ses discours, M. Ouattara parle sur deux registres : il y a ce qu’il affirme du bout des lèvres, et il y a ce qu’il fait concrètement (cf. mon analyse du dernier discours de M. Ouattara). D’une part, Ouattara veut se venger de tous ceux qui l’ont traité de « petit Mossi », de « Mossi Dramane » et de l’autre, il appelle à la réconciliation et au pardon. C’est dans ce contexte que notre nouveau Nabuchodonosor a fait arrêter Laurent, Simone et Michel et les a conduit au sous-sol du Golf-Hôtel, avant de les conduire dans le Nord du pays (Source Onusienne). Ils ont rejoint Henri-Aimé et Henriette (pères de l’Ivoirité). Mais ce qui m’étonne, par-dessus tout, ce sont nos politiciens et nos généraux, autres mangeurs et grilleurs d’arachide ou autres rats. Ceux qui ont été achetés par ADO et ceux qui veulent manger dans tout, les Koffi Gombo de tous acabit, qui sont en train d’adorer en ce moment le Veau d’or, après l’avoir insulté et humilié. Leur problème, c’est leur ventre : ils veulent manger. Mais la question est que « manger », quelle que soit la chose ingérée, sans qu’auparavant ne soit évacuée la mauvaise salive, produite par l’offense, c’est alimenter la rancune, entretenir les ressentiments, nourrir les haines, exacerber les frustrations et accroître les désirs de vengeance. De même, inviter les autres au banquet, au festin de Balthazar, en ruminant des pensées travaillées par la rancune ou le pardon astucieux, participe d’une politique de manœuvres, de compromissions, de répressions morales, qui ont besoin de stabilité et de la paix pour se perpétuer. En ce moment, Abidjan comme, Sodome et Gomorrhe, plonge dans le chaos.

J’ai voulu interroger Zirignon Grobli sur le chaos et l’ordre. L’éclosion de l’humain (Paris, L’harmattan 2003), je n’ai pas obtenu ce que je cherchais. Mais je puis affirmer que la France a installé le chaos en Côte d’ Ivoire et les Etats-Unis, la jungle. En bombardant le centre Hospitalier Universitaire de Cocody, la Maison de la Télévision, le Palais Présidentiel au Plateau et la résidence de Cocody et autres camps abritant des civils, incendiant des commissariats, l’Université d’Abobo-Adjamé. Ainsi l’ordre nouveau des Dozos et autres drogués de rebelles font la loi, sous le regard bienveillant des Com’zon, véreux et condescendants devant les pillages et les exactions de tous genres. L’ordre nouveau d’Alassane Dramane Ouattara est établi, et avec lui, la paix des cimetières. Alassane Dramane Ouattara adore le concept de pacification. Je fais le lui ouvrir dans un plateau du Prof. Koné Tanella Boni.

Notre collègue écrit : « La pacification, mot utilisé, comme l’on sait, au temps de la colonisation, était porteur de violence, inouïe comme le mot « charnier » l’est aujourd’hui. Il s’agissait de pacifier des espaces en imposant une langue, une religion, toute une culture représentée par la Loi, une administration qui, dans l’imaginaire du colonisé, pouvait se peindre avec quelques attributs comme le casque ou l’habit typique du colon. Ici et maintenant, ce mot revient à la mode. On l’emploie pour désigner une opération de maintien de l’ordre dans telle région, dans telle ville. En clair, on pacifie en utilisant des armes, en matraquant, en tuant. On fait taire définitivement les voix qui pourraient encore prononcer un seul mot, être discordantes. On les réduit au silence. » (Colloque Paix Violence et Démocratie en Afrique. Actes du Colloque d’Abidjan 2002, p. 306). La Côte d’Ivoire, sous l’ère Alassane Ouattara connaît sa nième pacification (après le Sanwi et le Guébié, et celle de la Cité Universitaire de Yopougon.). L’ordre des forces Républicaines est instauré par des Dozos et autres incultes armés de kalachnikovs. Le mot « ordre » n’est nullement associé, dans ce vocabulaire martial, à la beauté, comme dans quelque poème baudelairien. L’ordre est pacification, c’est-à-dire violence, non-respect des droits humains – dont le droit à la vie et à la dignité humaine. Les Forces Républicaines aujourd’hui à Abidjan, sont en conflit permanent avec les populations. Elles sont appelés « gardiennes de la paix ». Mais nous pouvons nous demander quel type de paix est ici gardé, si ce n’est pas la paix des cimetières, le calme plat, dans un lieu inviolable. Qui doit-on traduire devant les tribunaux, Jésus ou Barabbas ? Comment peut-il y avoir la paix civile à Abidjan et dans le reste du pays quand les com’zones qui occupent les commissariats, sont corrompus et se conduisent comme des bandits de grands chemins ? Ici la loi du silence est de mise. Comment passer de la mort ambiante à la paix du cœur ? Comment sauver la parole enfouie dans le cœur de chaque être humain ? Par la prière. Retournons donc à la prière.

Je pense que tout ce que je viens de dire et d’écrire est une prière, car comme le dit d’une façon étonnante Origène, « Celui qui unit la prière aux engagements nécessaires et les engagements à la prière, celui-là prie vraiment. Ainsi seulement pouvons-nous mettre en pratique, le précepte ‘Priez toujours’(1Th5,17), si nous considérons toute l’existence chrétienne comme une grande prière, dont ce que nous avons coutume d’appeler la prière n’est qu’une partie. » (Origène.- De la prière, exhortation au martyr (J. Gadalda & Fils 1932), 12,2.

Dans ce texte, nous avons voulu parler de la prière, en le vivant. Le faisant, je ne vous parle pas de la prière comme spontanéité émotive, ni comme de l’ésotérisme. Pour moi, la prière est un décentrement de la personne pour laisser le « moi » du Christ déployer sa vie en nous. En somme la prière est un mouvement d’ouverture à la communion avec Dieu dans l’espace de l’alliance avec lui. Aujourd’hui, nous avons des difficultés pour prier, parce que nous sommes ébranlés dans notre foi. La prière, est toujours oratio fidei, c’est-à-dire, non seulement prière qui doit être faite avec foi, mais qui découle de la foi ; la prière est la capacité expressive de la foi, elle est la modalité de l’éloquence. Le milieu ecclésial n’est plus reconnu comme une école qui introduit à l’art de la « vie en Christ » : l’Eglise est devenue toujours davantage ministre de paroles éthiques, sociales, politiques, économiques, et semble avoir égaré l’usage de son message propre…Mais alors qu’est-ce que la prière veut dire véritablement ?

La prière n’est pas recherche de Dieu mais réponse de Dieu. Plus encore, nous ne prions pas la Tri-unité de Dieu, mais nous prions bien plutôt en elle, impliqués dans la communion de vie et d’amour qu’est la relation divine elle-même. Prier devient dès lors, faire l’expérience spirituelle de ce Dieu qui n’est pas infiniment lointain, mais qui est au-delà en étant au centre de notre vie. Prier, c’est accueillir une Présence découverte, désirée, invoquée, une Présence parfois immense, écrasante. En partant de l’écoute, à travers la découverte d’une Présence, nous nous ouvrons, par la prière, au dialogue, à la communion avec le Seigneur.

C’est de là que naît notre parrhésie dans la prière : elle est confiance, audace, liberté à se tenir devant Dieu, à lui parler avec franchise, en attendant sa réponse, qui est toujours en même temps un jugement prononcé sur notre vie. Ainsi nous est donnée la makrothymia de Dieu, la capacité de porter un regard ample, un sentiment vaste, une pensée large sur toute chose, sur chaque créature, même la plus misérable, même celle qui est le plus marquée par le péché et le plus blessée dans sa ressemblance avec Dieu.

Celui qui prie devient dioratique : il devient capable de voir « au-delà », de voir en profondeur ; il reconnaît que tout est grâce, que tout est don de Dieu, et –en Dieu – il assume les entrailles de miséricorde de Dieu, même face au mal et au péché qui contredisent l’agapè. Mais comment prier ?

Le Talmud enseigne que toute bénédiction dans laquelle le Nom divin n’est pas mentionné est nulle, et toute bénédiction qui n’évoque pas la royauté de Dieu est invalide (bBerakhot 40b). Aujourd’hui les chrétiens savent parler de Dieu, mais savent-ils aussi, comme les générations chrétiennes passées, parler à Dieu ?

Pour conclure, disons qu’en ce moment crucial de la vie de la Côte d’Ivoire, la prière elle-même devient une épreuve, et plus on prie, plus se déchaînent les ennemis, ces forces irrationnelles et hostiles à Dieu qui habitent les profondeurs non encore évangélisées du cœur. Il faut alors s’exercer à la persévérance, prier sans se lasser, attendre les temps de Dieu, et si l’on ne parvient plus à prier, continuer à offrir, quoiqu’il en soit, avec l’aridité de notre cœur, la présence de notre corps, sans voix et rebelle à la fatigue de la prière. Evitons donc de faire automatiquement de l’action une prière, et surtout, ne séparons pas la prière et l’action, la vie de foi et la pratique du monde, en délégant la vie de foi et la pratique du monde, en déléguant la prière aux moines ou aux solitaires contemplatifs.

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lundi 11 avril 2011

VICTOIRE A LA PYRRHUS

VICTOIRE A LA PYRRHUS

Mon cher camarade, Laurent (et ma chère camarade Simone) !

Encore une fois, te voilà retourné en prison, ensemble. Cette lettre que je t’ écris, en cette heure très grave de la vie de notre jeune nation, tu ne la recevras peut-être jamais, et tu ne la liras peut-être jamais. N’étant ni un de tes militants, ni un jeune patriote mais, un homme de Dieu, qui t’a beaucoup lu et qui a épousé ton combat, je n’ai que ma prière, à t’offrir, et j’ai décidé de veiller avec toi, ce soir, de ton jeudi saint, à Gethsémani, avant ton martyr demain, en souvenir de ton ancêtre, le Diacre St Laurent.

Ce soir, mon cher Laurent, tu as été arrêté comme un malfaiteur, torturé, humilié, ridiculisé, trahi par les nombreux Judas de ton entourage immédiat et renié par les nombreux Pierre. Des zélotes ont essayé de te défendre, ils ont été, pour les uns égorgés, pour d’autres brûlés vifs ou fusillés et on t’accuse d’être Hitler, toi la victime, tu es devenu le bourreau. Gethsémani a sonné pour toi, au jardin du Golf Hôtel, ce soir tu es seul…mais avec la terre entière et Dieu est à tes côtés. Demain tu seras conduit à Pilate et il se lavera les mains…Tu seras condamné et on te préférera Barabbas. Tu as marché dignement vers la mort pour te livrer à eux. Personne ne t’a arrêté. Tu n’as pas cherché à fuir, comme on l’avait annoncé, en Mauritanie, en Angola, ou en Afrique du Sud ou même aux Etats-Unis.

Cette victoire à la Pyrrhus, la France l’a eue, avec peine et sueur : le doute a commencé à la gagner : ses hélicoptères tombaient les uns après les autres, et des Soldats français étaient tués à la régulière, au combat. La France qui a nié avoir participé au combat, brandit actuellement, son trophée. Mais elle a utilisé la même propagande qu’en Irak, inventant mensonges après mensonges : pseudo-bombardement de l’Ambassade du Japon, puis montage d’images pour l’exfiltration du diplomate japonais, pseudo-bombardement de la résidence de l’Ambassadeur de France, puis démenti, enfin, bombardement du Golf Hôtel, pour se faire elle-même hara-kiri. Tout cela, à l’arme lourde. Et le coupable, c’est Gbagbo. Comme autrefois, Saddam Hussein, pour les armes de destruction massive qui sont devenus selon Hans Blix des Armes introuvables (Fayard 2004).

Aujourd’hui, les Ivoiriens ont le droit de savoir, qu’ils ont été manipulés de bout en bout, dans cette crise par les Etats-Unis d’Amérique, ce sont eux, le Père de la Rébellion en Côte d’Ivoire. Par la France interposée, ils ont financé cette rébellion, et entretenu le flou dans cette guerre depuis le début. A présent que tous les masques sont en train de tomber, à propos de la crise actuelle en Côte d’Ivoire, commencée depuis le 18 Septembre 2002, qu’il me soit permis de relire l’essai du Prof. Mamadou Koulibaly, la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire en l’intitulant autrement : la guerre des Etats-Unis contre la Côte d’Ivoire. Le gangster international d’Etat, selon Max Allan Collins, American Ganster se nomme Etats-Unis d’Amérique. Ensuite, il faudrait écrire comment les Etats-Unis ont organisé la rébellion en Côte d’Ivoire. Tout ceci s’explique par un mot magique, la communauté internationale derrière laquelle se cachent les Etats-Unis. Par communauté internationale, j’entends, « les acteurs intervenant sur la scène internationale »(Sous le Dir. D’Olivier Nay, Lexique de science politique. Vie et institutions politique, Paris, Dalloz 2008, p. 78) Il s’agit d’un terme imprécis, entré dans le langage commun, auquel recourent les dirigeants politiques et les journalistes.

Selon les contextes et les locuteurs, la communauté internationale renvoie à l’ensemble des Etats membres des Nations Unies, tantôt à la diversité des acteurs publics et privés présents sur la scène internationale. Dans d’autres contextes, il désigne simplement les membres du G8, ou bien, et c’est encore plus vague – l’ensemble des pays développés. A d’autres moments, il permet d’évoquer, de manière plus restrictive encore, le Conseil de sécurité de l’ONU, voire les seuls membres permanents.

Autant dire que l’emploi de ce mot « joker » revêt un certain intérêt diplomatique – notamment dans les négociations – car son caractère très approximatif permet de concilier les points de vue divergents et d’atteindre ainsi plus facilement des positions de compromis. Néanmoins, si cette inconsistance conceptuelle joue bien comme un atout politique, elle rélève en revanche du vide épistémologique et heuristique. A ce titre, cette expression ne saurait être mobilisée au plan scientifique.

D’une manière générale, la notion apparaît éminemment idéologique, car elle postule l’existence d’une entité homogène, solidaire, unie par les mêmes intérêts, les mêmes valeurs et recourant aux mêmes pratiques. Or la politique internationale se caractérise bien au contraire par de nombreux clivages (Nord/Sud, Sud/Sud, Etats de Droit/régimes autoritaires, etc…), d’importantes disparités et une grande hétérogénéité des acteurs qui disposent chacun de répertoires d’action, de représentations et d’intérêts spécifiques, mettant ainsi en œuvre des diplomaties très différentes.

Dans cette communauté internationale, je voudrais m’intéresser au cas particulier des Etats-Unis. Cette guerre que veulent nous imposer les Etats-Unis, est liée au pétrole. Car selon Michel Bugnon-Mordant, le golfe de Guinée attire, lui aussi, les stratèges américains. (Etats-Unis, la manipulation planétaire, Lausanne, Favre, 2003, p. 260). Le but de cette guerre est clair : 25% des importations américaines de pétrole devront provenir de cette région en 2015, contre 15% en 2001. La Côte d’Ivoire, la Guinée, mais aussi le Nigéria, le Gabon et l’Angola sont donc dans la ligne de mire d’une prochaine mainmise de Washington sur la région car le Président Gbagbo ne se montre pas suffisamment coopératif. Le coup d’Etat de Septembre 2002 a été mis au point, selon notre auteur, par une influence étrangère (Etats-Unis, Grande Bretagne, France) (p.260). Il s’agit, selon notre auteur, d’un atout décisif aux pétroliers américains, face à une concurrence rude. Ainsi les Ivoiriens sont en danger devant ce péril potentiel grave que constituent, les Etats-Unis d’Amérique.

C’est le même argument que développent Jean-Pierre Favennec et Philippe Copinschi quand ils écrivent les nouveaux enjeux pétroliers en Afrique. Selon eux, l’Afrique est un fournisseur des Etats-Unis en matière de pétrole et un acteur clé (Politique africaine n°89, la Côte d’ivoire en guerre. Dynamiques du dedans, dynamiques du dehors, Karthala, 2003, p. 131). Pour nos auteurs, c’est dans les années 1960 et 1970 que la région du Golfe de Guinée a intégré le paysage pétrolier mondial. Certes, les réserves y restent limitées à l’échelle globale : avec 3,1% des réserves mondiales et 5,3% de la production, l’Afrique subsaharienne n’est pas un continent majeur pour les réserves et la production de pétrole et de gaz. Mais, depuis la fin des années 1980, le Golfe de Guinée est devenu l’une des destinations favorites des investisseurs pétroliers internationaux et la production y est en forte croissance : le pétrole – bien qu’en offshore – est relativement facile à produire et il est de bonne qualité. La région est en outre bien située par rapport aux marchés consommateurs d’Europe et des Etats Unis.

La mise en exploitation d’un gisement de pétrole et de gaz naturel permettra dorénavant de réduire considérablement le coût de l’énergie en Côte d’Ivoire dès 1995. La production d’énergie connaîtra une croissance de 7,51% en 1995 après une hausse de 4,5% en 1994. La Côte d’Ivoire a assuré aujourd’hui son autonomie énergétique et alimente la sous-région en énergie électrique, en pétrole raffiné et en gaz butane. La production nationale en pétrole permet de réduire significativement les importations de pétrole brut et réalise une économie d’environ 12 milliards par an. Concernant la production des hydrocarbures, les importantes découvertes de gisements pétroliers et gaziers permettent à la Côte d’Ivoire de produire environ 40.000 barils par jour pour le pétrole et 3 millions de mètres cubes par jour pour le gaz. L’extraction du gaz des gisements Panthère et Lion, et l’exploitation des différents champs pétroliers et gaziers tels que Espoir, Bélier, Fox-trot, permettent d’augmenter substantiellement la production d’énergie électrique à partir des centrales thermiques à gaz et de baisser à terme les coûts de production de l’énergie électrique. Comment le pétrole ivoirien déchaîne les passions américaines et européennes ?

Les Etats-Unis, aux dires de Bugnon-Mordant, apparaissent de plus en plus comme un facteur de désordre international, entretenant, là où ils peuvent, l’incertitude et le conflit. (p. 7). Ils sont militaristes, oppressifs et faussement libéraux. (p. 7). La volonté de dominer la planète est inscrite dans le patrimoine génétique américain. (p. 8). Dans ce djihad américain, les élections du 28 Novembre 2010, en Côte d’Ivoire, sont une véritable aubaine pour le Président Obama. La suite, vous la savez.

Je vais devoir m’arrêter, à présent, pour prier, et confier à Dieu, le Président Gbagbo et son épouse. Il y avait un film qui avait pour titre, The Dead Man Walking. On l’avait traduit en français, par « la dernière marche ». Je trouvais la traduction mauvaise et ai proposé : « la dernière marche de celui qui va mourir ». Gbagbo est en train de marcher vers sa mort. Je me réjouis déjà, car il est déjà en train de ressusciter en nous, dans nos cœurs, dans nos vies. Il a eu une vie réussie, au sens où le définit Luc Ferry. C’est un moment nietzschéen : une vie réussie, comme vie la plus « intense » !

Père AKE Patrice Jean

Curé de St jacques des 2 Plateaux Abidjan

samedi 9 avril 2011

LE DISCOURS DU PRESIDENT ALASSANE OUATTARA

LE DISCOURS DU PRESIDENT ALASSANE OUATTARA

Monsieur le Président,

Je prends la liberté de vous écrire cette lettre, pour vous dire combien j’ai été séduit par votre discours, antidaté, après la guerre qui se poursuit encore au moment où je suis en train d’écrire. Vous comprenez que le philosophe que je suis, ne peut mener cette calme activité de l’esprit que dans un climat de paix et de quiétude. J’avais l’intention, à la suite de Pierre Fontanier, d’analyser les figures du discours, mais j’ai vite déchanté car Marie-France Cyr m’a obligé de vous dire la vérité sur le mensonge. A la fin Schopenhauer, dans l’Essai sur le libre arbitre m’a invité à ne pas faire de choix, à la manière de l’âne de Buridan, entre ce que vous présentez aux Ivoiriens dans un plateau (le blocus du Président Gbagbo dans un périmètre de sa résidence) et dans un autre plateau (les différentes mesures que vous avez prises pour que la Côte d’Ivoire retrouve une vie normale).

Souffrez, Monsieur le Président, que je sois pour vous un cajoleur, aux dires du Prof. Joseph Nyasani, in Confounding features of Africa car la flagornerie affecte le cajoleur et le cajolé de la même façon et dans une proportion inverse. Je serai alors cette personne, qui d’une manière générale, lorsqu’elle parle, ne peut pas faire mieux que de voler bas dans la pensée, une personne en faillite de décence ordinaire, une personne, ordinairement heureuse et résignée à vendre son destin et son âme, au Président que vous êtes. Vous le méritez, car vous l’affirmez avec insistance,  : « Vous avez porté votre choix sur ma modeste personne », « (Le) Panel,…les conclusions de ses travaux qui réaffirment mon élection à la Présidence de la République », « le Conseil de Sécurité des Nations Unies reconnaît également mon élection », « Du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, que vous soyez chrétiens, musulmans ou de toute autre confession, que vous ayez voté pour moi ou pas… » « Je renouvelle encore aujourd’hui mon serment d’être le Président de tous les Ivoiriens, d’être le protecteur de toutes les populations vivant dans notre beau pays.. » En fin, la dernière « Je vous ai promis un grand pays en cinq ans. » Après cette litanie, je voudrais vous dire, sauf votre respect, Monsieur le Président, que vous êtes, un politicien, au sens noble du terme, c’est-à-dire un menteur. Le politique, pour, Les Maîtres de vérité dans la Grèce archaïque, n’est pas une catégorie, ni un domaine, comme pourrait l’être l’éthique ou l’ontologie. Le politique avec ses rituels de fondation, ses dieux, son autonomie articulés à tant de pratiques, n’existe pas. Volatilisé, sans traces, inutile et inconnu, le politique, au sens devenu vulgaire, et même très vulgaire, est couvet de mépris.

Monsieur le Président, je voudrais m’attarder, sur l’ambiguïté de vos paroles. Marcel Détienne l’affirme, la politique, c’est le monde de l’ambiguïté, une pratique qui exige une âme douée de pénétration et d’audace, et naturellement apte au commerce des hommes. Elle exige les qualités intellectuelles qui définissent le prudent, car elle se déploie dans le même milieu des affaires humaines, milieu où rien n’est stable, milieu mouvant, double et ambigu. Excellence, vous êtes un technicien du logos, un instrument et un moyen d’agir sur les Ivoiriens. Vous apparaissez comme quelqu’un qui logifie l’ambigu et qui fait de cette logique l’instrument propre à fasciner l’adversaire, capable de faire triompher le plus petit sur le plus grand. La fin de la politique est la persuasion (peitho), la tromperie(apatè). Au cœur d’une Côte d’Ivoire fondamentalement ambiguë, vos techniques mentales vous ont permis de maîtriser les Ivoiriens par la puissance même de l’ambigu. Vous êtes, Monsieur le Président pleinement un homme de la doxa. Platon a raison de vous tenir pour un maître d’illusion qui présente aux Ivoiriens à la place du vrai des fictions, des simulacres et des idoles que vous les faites prendre pour la réalité. Pour vous, en effet, l’art suprême est de dire des pseuda …etmoisin homoia. Sur ce plan de pensée, il n’y a donc à aucun moment place pour l’alètheia. Alors la véritable question que je vous pose, à la suite de Ahoué Djié est celle-ci : « Et si Alassane Ouattara n’avait pas gagné les élections ? » (Harmattan Avril 2011)

Monsieur le Président, vous souffrez, sauf votre respect du syndrome de Pinocchio. J’explique, l’idée même du syndrome de Pinocchio, a été lancée à l’Assemblée Nationale de Montréal, au Canada, par un député qui tentait d’exprimer sa pensée tout en contournant un tabou absolu dans la langue de bois des élus où le mot menteur, ses synonymes et dérivés sont interdits. Votre discours manque de crédibilité sur quelques points que je voudrais rapidement relever : d’abord, vous parlez d’un blocus qui a été établi autour du périmètre de la résidence présidentielle du Président Gbagbo. Il n’en est rien. Ensuite, vous affirmez que vous vous êtes entretenu ce matin avec le Général Kassaraté, Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale et le Général Brindon, Directeur général de la Police Nationale. Ici, également, je me permets de vous dire tout simplement, qu’à défaut de vérifier cette information, je tiens à vous dire mon étonnement. Une question que je voudrais vous posez : « Avez-vous confirmé ces deux Généraux dans leurs fonctions, puisque les FDS sont devenus des ex-FDS ? » Si oui, alors « reconnaissez-vous l’autorité qui les a nommés ? » Ce que je ne crois pas. Car, votre discours le disqualifie complètement par des allusions.

L’allusion consiste à faire sentir le rapport d’une chose qu’on dit avec une autre qu’on ne dit pas, et dont ce rapport même réveille l’idée. Un exemple : « Monsieur Laurent Gbagbo et son clan ». Le mot clan ici, suggère que Monsieur Gbagbo n’est pas un démocrate, mais un chef de clan. A un autre endroit, vous employez « Forces Républicaines », suivies de « Forces Armées Nationales » et « des Forces Armées des Forces Nouvelles ». Ici, je m’étonne également : Est-ce que les Forces Armées des Forces Nouvelles ne font pas partie des Forces Armées Nationales ? Peut-être avez-vous voulu parlez des Forces de Défense et de Sécurité, que vous avez qualifié de ex-Forces de Défense et de Sécurité. Un lapsus qui en dit long. Je m’étonne aussi chaque fois de ces rebaptêmes. Nous sommes partis, des MPCI, des MPIGO et des MJP pour devenir des Forces Nouvelles, là où les autres disaient tout simplement Rebelles. Aujourd’hui ces Forces Nouvelles sont devenues Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. L’enjeu de cette dénomination serait la République. Qu’est-ce donc que la République ? L’idée de République au sens où l’entend Juliette Grange est un engagement risqué en faveur de la liberté de la part de ses défenseurs au XIXè siècle ; elle semble devenue un poncif, une banalité, un repoussoir. Je ferme la parenthèse. Monsieur le Président, revenons à nos Généraux. Sachant néanmoins que vous leur vouez une haine exécrable, à ces Généraux et au clan Gbagbo, je doute fort que vous ayez communiqué avec eux. Car la communication est coupée avec eux depuis longtemps. A moins que quelqu’un d’autre l’ait fait à votre place. Alors j’éviterai d’employer les « Je, Moi, Mes, Ma, Mon » qui sont trop présents dans votre discours (j’ai compté, vous avez employé 35 Fois), pour les « Notre, Nous, Nos »(15fois). Nous vous l’avons reproché lors de votre mémorable débat télévisé, vous montrez une trop grande propension à vous mettre en valeur là où vous gagnerez à vous effacer, un peu. Mais peut-être est-ce là aussi le propre du menteur, mentir pour se mettre en valeur ? On dit de certaines personnes qu’elles rabaissent les autres pour mieux s’élever. C’est le cas du mensonge de faire-valoir qui sert à rehausser l’image de soi tout en dénigrant l’autre. Par exemple, en parlant du Président Gbagbo « A cause du refus du Président sortant Monsieur Laurent Gbagbo et de son clan… » « Le Président sortant a continué de multiplier les actes de défiance et de violations graves des droits de l’homme, en massacrant, à l’arme lourde, des populations civiles ». tandis que vous, vous êtes, « Le Président de tous les Ivoiriens », « le Protecteur de toutes les populations vivant dans notre beau pays » et surtout le Président reconnu par tous (CEDEAO, Union Africaine, Panel de haut Niveau, Conseil de Sécurité des Nations Unies, les Ivoiriens du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, des chrétiens, des musulmans ou de toute autre confession », « les Forces Républicaines » tandis que Gbagbo est le Président des gens de l’Ouest seulement et des ex-Forces de défenses et de sécurité » et n’est pas reconnu à l’étranger.

Sans le mensonge, disait Anatole France, la vérité périrait de désespoir et d’ennui. Il y a des personnes qui passent leur temps à exagérer pour épater la galerie, qui divise par deux ou trois tous les exploits : « J’ai instruit le Gouvernement », « Je me suis entretenu avec les Généraux… », « j’ai demandé au Président de la CIE et de la SODECI », « J’ai saisi le Gouverneur de la BCEAO… », «  J’ai demandé que les sanctions de l’Union Européenne » , « J’ai également instruis le Ministre des Mines et de l’Energie » Merci Monsieur l’Hyper-président ! Mais une dernière injonction ne comporte pas de « Je » mais « un blocus a été établi »…Est-ce une incapacité, l’aveu d’une impuissance ou une délégation des compétences de l’Hyper-président aux « Forces Impartiales » ? Je voudrais revenir encore une fois aux Généraux.

Quand vous parlez d’eux en les nommant, est-ce que cela fait partie de votre plan d’embrouille, où vous essayez de déstabiliser l’ennemi en essayant d’acheter les consciences, d’affirmer des mensonges…Vous essayez cette combinaison de ruse, de surprise et de démoralisation. Une guerre psychologique, en somme, faite de rumeurs, d’intoxication. Vous voulez semer la discorde chez l’ennemi ; subvertir et corrompre chez l’adversaire Gbagbo, tous ceux qui peuvent l’être, particulièrement chez les Généraux. Beaucoup ont mordu à l’hameçon, mais pas tous…

Aussi, le professeur et romancier Jean Gervais, dans les Mensonges de Simone n’a-t-il pas prétendu qu’il est inévitable que les politiciens mentent, car ils ne pourraient pas demeurer au pouvoir s’ils disaient la vérité. Il ajoute que nous sommes responsables de leurs mensonges puisque nous préférons nous faire bercer d’illusions plutôt que d’entendre des vérités déprimantes. Par exemple : « je vous ai promis un grand pays en cinq ans. Un pays de paix et de prospérité. Ensemble nous le réaliserons. Faites-moi confiance. »

Accorderez-vous votre confiance à un politicien qui admet qu’il a été élu par la communauté internationale et qu’il a bourré les urnes pour gagner les élections ? Habituellement, nous votons pour ceux qui nous proposent des solutions, même si celles-ci sont inefficaces ou ne règlent rien à long terme. Le mensonge serait au fondement même de la politique. Le bienfait qu’il procure – donner espoir – permet de l’accepter. De plus, dans tous les Etats du Monde, la sécurité nationale passe au-dessus de l’obligation morale de dire la vérité. En temps de guerre surtout, les mensonges constituent une arme contre l’adversaire. (De) La propagande, selon Noam Chomsky, est cette campagne massive de bourrage de crâne, dont les Etats-Unis sont devenus des orfèvres et qui peut faire pâlir Goebbels de jalousie. Je n’ai malheureusement plus confiance en la classe politique ivoirienne, particulièrement en vous, Monsieur le Président. J’ai peur de vous. L’enfant à qui l’on ment se sent trahi. Celui en qui il mettait toute sa confiance se révèle être un menteur, un imposteur, un tricheur. Ce constat peut laisser des blessures permanentes : l’enfant peut commencer à se replier sur lui-même et en venir à douter de ses perceptions.

A la place du mot paix que vous employez une ou deux fois dans votre discours, vous privilégiez le mot « pacification ». Je reviens à votre texte : Premier moment « C’est dans ce contexte, que les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, créés par ordonnance du 17 Mars 2011 et composées des Forces Armées Nationales et des Forces Armées des Forces Nouvelles ont entrepris, conformément à leur mission, d’intervenir pour protéger les populations civiles, pacifier le pays… ». Deuxième moment : « dans le cadre de cette action, l’intérieur du pays a été pacifié ». Troisième moment : « depuis leur entrée dans la ville d’Abidjan, le jeudi dernier, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont été rejointes par leurs frères d’armes des ex-forces de Défense et de sécurité, pour entreprendre la pacification de la ville et le retour à l’Etat de droit dans notre pays ». Y a-t-l une différence entre pays et pacification ?

Pacifier, vient de pax, pacificare et veut dire rétablir la paix et le calme. Cette pacification a une part liée à la violence et des modèles de pacification s’offrent à nos yeux, Monsieur le Président : la pacification du Sanwi en 1962 et celle du Canton Guébié en 1970 qui aurait fait 4000 victimes. Pacifier, comme vous le savez, Monsieur le Président, c’est choisir le parti de la violence.

Je vais conclure : S’il m’était donné de choisir, d’un côté entre « maintenir le Président Gbagbo dans un périmètre de sécurité » et de l’autre, toutes les mesures prises par vous, « pour maintenir le maintien de l’ordre et la sécurité des biens, des personnes et de leurs déplacements », « l’acheminement des médicaments vers les hôpitaux et les centres de santé », « la réouverture de la BCEAO et de ses agences en Côte d’Ivoire, en vue d’assurer une reprises des opérations dans toutes les banques et permettre le règlement des salaires et des arriérés de salaires dans les plus brefs délais », « la mise en route de notre raffinerie, la SIR et d’assurer dans l’intervalle un approvisionnement régulier du marché en gaz et en carburant », l’âne de Buridan est appelé à choisir. Mais connaissez-vous l’âne de Buridan et le choix qu’il a été amené à faire ?

Buridan est ce scolastique qui est né à Béthune vers 1300, et qui est mort après 1358. Il est à l’origine d’un argument selon lequel un âne, d’autres versions parlent d’un homme, « entre deux mets placés à pareille distance/Tous deux d’égal attrait, l’homme libre balance/Mourant de faim avant de mordre à l’un des deux ». Aristote, lui-même exprime déjà cette pensée, lorsqu’il dit, dans le De caelo, « Il en est comme d’un homme ayant très faim et très soif, mais se trouvant à une distance égale d’un aliment et d’une boisson : nécessairement il reste immobile. Monsieur le Président, Buridan vous prévient que le peuple ivoirien préférera mourir de faim et de soif, plutôt que de vous choisir. Il est surtout dans la quête du sens. Est-ce parce qu’il est un âne ou parce qu’il veut vous montrer qu’il est devenu majeur et que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu  »

Dans ses Méditations pour les temps difficiles, Paul Brunton nous dit : « Etant pris dans le désordre bruyant du monde, maintenez le calme intérieur. Face à la laideur, songez à la beauté. Lorsque quelqu’un se montre bestial ou brutal en votre présence, faites preuve de raffinement spirituel et de bienveillance à son égard. Mais, par-dessus tout, quand le monde alentour vous semble enténébré et sans espoir, rappelez-vous que rien ni personne n’a le pouvoir d’éteindre la lumière du Soi supérieur, qu’elle ne tardera pas à luire de nouveau en votre vie, aussi sûrement que le printemps succède à l’hiver. »

DR AKE PATRICE JEAN

pakejean@yahoo.fr

mercredi 6 avril 2011

UNE LECTURE DE LA RESOLUTION 1975 (2011) du Conseil de Sécurité des Nations Unis en 3 Remarques

UNE LECTURE DE LA RESOLUTION 1975(2011) du CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES EN TROIS REMARQUES

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La résolution 1975(2011), adoptée par le Conseil de sécurité à sa 6508è séance, le 30 mars 2011, est l’argument juridique principal qu’ont utilisé l’ONUCI et la force Licorne pour bombarder la Côte d’Ivoire dans la nuit du 4 Avril au 5 Avril 2011. Neuf véhicules blindés(légers, porte-roquettes, transport de troupes, quatre canons anti-aériens, vingt pick-up) ont été détruits. Et la France de se réjouir par la voix d’Alain Fillon : « La France peut être aujourd’hui fière d’avoir participé à la défense et à l’expression de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Mais qu’est-ce qui autorisent la France et les Etats-Unis à agir ainsi, au mépris du droit international ? L’argument avancé est celui de « neutraliser les armes lourdes contre les populations civiles ». Et ces frappes résultent d’une demande urgente du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon au Président Sarkozy. La Mafiafrique a pris le relais de la Françafrique.

1) PREMIERE REMARQUE

D’abord, je voudrais faire remarquer à l’armée de la coalition internationale (dont la Licorne et l’ONUCI sont les bras séculiers) et qui combat depuis toujours aux côtés des rebelles, que le camp d’Agban gendarmerie, n’est pas une zone de guerre, mais un camp convivial où vivent paisiblement enfants, jeunes, femmes et époux, et où des infrastructures sociales (écoles, centres de santé, et habitations de famille) se trouvent. L’église catholique Ste Géneviève et la mosquée se trouvent à cent mètres l’une de l’autre et le presbytère des prêtres jouxte l’église. Déjà en 2002, ce camp a payé un lourd tribut de la guerre en Côte d’Ivoire. Les commandants de ce camp ont été égorgés en plein sommeil…9 ans après, d’autres gangsters au col blanc prennent pour cible des enfants (une fillette de 15 ans, membre de la chorale des enfants a été fauchée en pleine journée alors qu’elle tentait de se mettre à l’abri), des maisons(le bâtiment C a été complètement détruit), des véhicules calcinés… Biens et Personnes ont été pris pour cible par des avions Puma déchaînés, qui lâchaient sans répit de centaines de balles et des roquettes. Ces armes ont été lancées de loin, vers un camp, complètement coupé d’eau et d’électricité depuis plusieurs jours. Les personnes qui tentaient de sortir des maisons pour s’acheter de quoi manger étaient abattues par des snippers embusqués. Il y a un autre objectif poursuivi par cette opération de guérilla. Cette guérilla, en tant que tactique militaire, avait pour but de harceler l’armée régulière mais est surtout une expédition punitive contre la gendarmerie qui a toujours manifesté ouvertement sa loyauté vis-à-vis de la République.

2ième REMARQUE

Une deuxième remarque s’impose à moi ; c’est que cette crise ivoirienne est une façon pour l’Européen de traiter le noir, son Autre avec mépris. Les ivoiriens sont traités aujourd’hui encore comme des bêtes, des gens pauvres, des bestiaux bref comme des indigènes et des primitifs. Nous assistons, sous nos yeux, à une recolonisation de la France de la Côte d’Ivoire, et cette entreprise est vue par la classe politique française comme une œuvre salvatrice. Les ivoiriens sont donc des sous-hommes, et la France argue comme preuve les différents charniers découverts (Duékoué, Guitrozon, Abobo, Anonkoakouté). Ce sont des ivoiriens qui ont brûlé et massacré d’autres ivoiriens, qui les ont étranglés et incendié leurs habitations. Au nom de la civilisation occidentale, la Licorne, va se servir d’hommes sans foi ni loi, la Légion étrangère, pour éradiquer ses mœurs barbares. Mais on ne met pas fin à un conflit en prenant position aussi ouvertement ? Comment peut-on rester dans les fourmis magnans pour enlever les fourmis magnans ? N’est-ce pas aussi au nom de la loi de sang selon laquelle un sans pur ne doit pas être contaminé, que leurs ressortissants ont été mis à l’abri au 43ième BIMA ? Mais un Spartacus a sonné la révolte des esclaves…

3ième REMARQUE

Une troisième remarque, la résolution 1975 ne dit rien du droit international, mais traduit une volonté de puissance européocentrée (France, Etats-Unis…), en ce sens que la guerre que nous fait l’ONUCI et la LICORNE est une guerre injuste. Cette guerre cache les mensonges de Choï, le représentant spécial de BAN-KI Moon et de toute la communauté internationale et de ses dirigeants, expose les méandres de leur hypocrisie et traduit l’hommage que le vice rend à la vertu. Aujourd’hui l’n ou l’autre camp politique compte ses morts. Mais seuls les morts peuvent être comptés. Peut-o, mesurer les valeurs de l’indépendance d’un pays par rapport à la valeur des pertes éventuelles en vies humaines nécessaires à sa défense ?

La France est intervenue directement en Côte d’ivoire mais elle doit savoir que les changements de régime dans un pays sont l’œuvre des individus qui vivent sous ses lois et qui sont également ceux qui supportent les coûts du changement et les risques d’échec. La non-intervention ne cède le pas à la proportionnalité que dans le cas de massacre ou de famine et d’épidémie provoquée à des fins politiques. Ce qui n’est pas encore le cas en Côte d’Ivoire. L »action se justifie alors, bien mieux, elle s’impose comme un devoir, sans considération pour l’idée de souveraineté.

Je parlais, tout ç l’heure de loi injuste, je vais être précis. Ici, les Français tombent bêtement dans le jeu des rapports de force. Là, pour reprendre un philosophe allemand, la vie est volonté de puissance ou essentiellement effort vers plus de puissance. Le droit est foulé aux pieds par la force. La Licorne (la Légion étrangère) ne veut pas respecter le Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire mais veut imposer de force un Président, lequel sera le tissu de forces complexes, rebaptisées forces républicaines de la Côte d’Ivoire, qui s’entrecroisent, de conflits multiples (IB contre Wattao), dont l’enjeu est le pouvoir et son accroissement.

Pour conclure : la résolution 1975 est une volonté d’éterniser l’équilibre de puissance présent à condition qu’on en soit satisfait. Cette résolution est un simple reflet de rapports de forces et comme appareil idéologique destiné à mystifier les dominés en dissimulant des relations historiques de puissances sous les apparences. En Côte d’Ivoire, la LICORNE et l’ONUCI réduisent le champ juridique international en champ de tir, une violence euphémisée par la résolution 1975. Cette résolution montre qu’elle n’est pas plus un état de paix que le résultat d’une guerre gagnée : elle est la guerre elle-même, et la stratégie de la guerre en acte. Mais Sun Tse dans l’art de Guerre, nous met en garde : « Toujours, vous cacherez à vos adversaires l’état dans lequel sont vos troupes : parfois, vous ferez répandre le bruit de votre faiblesse, ou vous feindrez la peur pour que l’ennemi cédant à la présomption et à l’orgueil, ou bien vous attaque imprudemment, ou bien, se relâchant de sa surveillance, se laisse lui-même surprendre. »

mardi 28 septembre 2010

BETHANIE ST JACQUES DES DEUX PLATEAUX ABIDJAN

ASSOCIATION BETHANIE

BILAN D’ACTIVITE

ANNEE PASTORALE 2009-2010

BETHANIE : Amour, Amitié, Union, partage, paix et joie

Sommaire

1- Composition du bureau et contact

2- Membres et sympathisants

3- Présentation

4- Notre but

5- Notre objectif

6-Adhésion

7- Notre champ d’action

8- Rapport des activités réalisés

9- Remarques

10-Contact

COMPOSITION DU BUREAU & CONTACT

NOMS ET PRENOMS

CONTACTS

ROLES

KADIO Epouse Koizan C.

07-09-88-00

Visite/Secrétaire

EHOUMAN Nadège

07-92-91-01

Organisation

Assamoi celestine

01-82-90-78

Trésorière

Mme Djawa Ivonne

01-93-65-59

Organisation

Mme KOUASSI walé D.

07-43-60-37

Organisation

Mme Niacadie Agathe

07-70-85-38

Conseillère

Mme Mel Esther

07-07-22-64

Organisation

Mme Aka Anastasie

09-08-90-65

Conseillère

Mme Cobinah Bernadette

22-41-40-39

Conseillère

Mme Akeboue Veronique

01-29-02-27

visite

Mme Tebele Marie louise

22-41-28-12

Visite

Mme Ouedraogo Helene

22-41-70-40

Conseillère/ Visite

Mme Bokola Marie

07-94-27-71

Conseillère

Mme Nouama Noelle

08-71-52-71

Conseillère

Mme Kouame Jeannette

07-77-45-54

Visite

Mme Diop Anne

07-91-33-56

Conseillère

Niago Richard

01-00-02-89

Organisation

Bazongo Richard

07-95-00-20

Organisation

Dr KABAS

07-60-10-78

Conseiller

ALLOU Marie Louise

07-00-58-13

Conseillère

Mme SAWADOGO Berthe

07-14-30-35

Conseillère

Mme BROWN VERONIQUE

09-72-60-60

Coordinatrice

     
     
     

MEMBRES & SYMPATHISANS DE L’ASSOCIATION BETHANIE :

Grand merci à toutes ces personnes inscrites généralement pour la cause et le développement harmonieux de notre Sainte Eglise. Que Dieu les Bénisses.

NOMS

PRENOMS

01

OUEDRAOGO

HELENE

02

BROWN

VERONIQUE

03

N’GUESSAN

SOLANGE

04

Aka

Anastasie

05

Coulibaly

Leontine

06

Essoh

Simeonne

07

Allou

marie louise

08

Mel

esther

09

Aney

Honorine

10

Cobianah

Bernadette

11

Cobianah

Robert

12

Akekoua

Veronique

13

Barou

Lucie

14

Anthony

Kablan odette

15

N’GUESSAN

marguerite

16

Zinsou-GRIS

Victorine

17

Dogui BROWN

Joelle pascal

18

Dr KABAS

Gabriel

19

YEHIRI

Valérie

20

EHOUMAN

Nadège

21

EBROTTIE

Roger

22

Gadeau

Denise

23

MOBIO

reine

24

Lauboueth

Margaret

25

Kadio

Morokro

26

Tanon

Mangoua

27

Dr N’CHO

Mottoh léonard

28

BROWN

Marie

29

KADIO KOIZAN

Claire

30

Konan

Rose

31

Some

Yvonne

32

Chikaya

Catherine

33

Ouattara

Marie helene

34

Coffi

Jacqueline

35

Tiemele

Eugenie

36

Koffi

Alla bernadette

37

Adjoumanie

Clemantine

38

Dr akoua-koffi

CHANTAL

39

BOGA

C2CILE Niava

40

N’Angaté

Yolande

41

KOUAME

Yaba jeannette

42

NOUAMA

Noêlle

43

HOBA

Delplhine

44

BENE

Hoane Agathe

45

NANDIE

Rosalie

46

COULIBALY

Rosalie

47

BOKOLA

Chantal

48

AMON

Victorine

49

ADJO

Léonie

50

Ketoure

Beatrice

51

Tebele

Marie louise

52

Assamoi

Celestine

53

Bouzid

Claire

54

Aholy

Paul

55

Mme AHOLY

 

56

BOKA

Elisabeth

57

KOUASSI

Bah

58

KACOU

Emmanuel

59

BAROU

Aimé

60

DIOUF

Mathurin

61

MODOU

Marcelline

62

BOKOLA

Marie

63

SARAKA

 

64

ATTOUMGBRE

Jeanne

65

BONY

Suzanne

66

AKELE

Virginie

67

GBOHO

Catherine

68

YACE

Emilienne

69

ESSI AMARA

Lucie

70

OKA

Jeanne

71

CADEAU

Angéline

72

BONY

Marie - ange

73

ATTOBRA

Catherine

74

ESSIEN

Dieudonné

75

BOISARD

Monique

76

MOCKEY-SHO

Estelle

77

ZADI

Rose

78

KELETIGUI

Eugénie

79

LEGRE

Rosalie

80

COBlNAH

Nicole

81

BAZONGO

Richard

82

BAZONGO

Annick

83

BOA

Justine

84

CAMARA COULlBALY

Alima Christiane

85

KOUAME PILLAH

Delphine

86

N'ZI PILLAH

Jacqueline

87

DJEDJE

Marthe

88

DJEDJE

Patricia

89

DJAWA

Yvonne k.

90

MOBIO

Flora

91

BROU

Valentine

92

PILLAH

Roger

93

PILLAH

Béatrice

94

N'ZI

Joseph

95

N'ZI

Renée

96

DJEKET

Monique

97

DACOURY TABLET

Bemadette

98

ADOU

Yvette

99

TRAORE

Marie Agnès

100

DIOP

Kacou Anne

101

KOUASSI

Wolet Delphine

102

KOUADlO

Joséphine

103

AHOUNE

Firmin

104

DONVAHI

 

105

DACOURY·TABLET

Agnès

106

KOlZAN

Mireille

107

KOlZAN

Guy

108

ACHI BROU

Marthe

109

DIEZOU

Mondésir-Iouise

110

BEHI

Dominique

111

ASSAYI

Grah

112

DESCLERC

Francis

113

KOUADlO

Jeanne

114

Yahou

Odette

115

OUEDRAOGO

Caroline

116

Dr BA

Zeze

117

DADIE

Christine

118

DESCLERC

Marie Fernande

119

ASSAMOI

Honore

120

BOUAH

Justine

121

BEHI

Bernadette

122

LEZOU

Simone

123

DIARRA

Helene

124

ALBERT

Henriette

125

ADOU

Madeleine

126

DADIE

Jeanne

127

N'GUESSAN

Agnimel Thérèse

128

KOFFY

Marguerite

129

GAHIE

Lucie

130

OHOUO

Brigitte

131

DAMOI

Eugénie

132

ZUNON

Viviane

133

ADOM

Emma

134

BLEY

Isabelle

135

SAWADOGO

Berthe

136

USHER

Sylvain

137

ABIE

Caroline

138

NIACADIE

Agathe

139

GNAHOURE

Anne

140

 

Marie Pascale

141

EKRA

Sery Eliane

142

AHOUZI

Anne Marie

143

GOUIN

Claire Liliane

144

NIAGO

Koffo Richard

145

TOURE

Yolande

146

KOUAKOU

Suzanne

147

WOGNIN

Eugénie

148

BlTTY

 

149

APHlNG KOUASSI

 

150

ZEMGBO

Denis

151

JOPE

Joséphine

152

GODE

Doh Christine

153

KANGAH

Amlan Germaine

154

KOUADlO

Amlan Rosalie

155

SAWADOGO

Dim

156

KANTE

Louise

157

LlGUE

G. Joseph

158

ADHERANT ANONYME

 

PRESENTATION

L'association Béthanie a vu le jour le 20 décembre 2009. Elle compte en son sein plus d'une centaine de membres de tout âge. Les cotisations se font régulièrement sans un montant fixe. Chacun, homme et femme de bonne volonté et plein d'amour pour son prochain, fait parler son cœur. Les dons peuvent se faire en nature (pagne, vives, médicaments, etc.), en espèces Ou en chèque.

Par la bonté de Notre Seigneur Jésus - Christ et grâce aux prières de tous les croyants et croyantes, une association chrétienne catholique de bienfaisance en faveur des parents (père et mère) des prêtres et religieux est née.

Cette œuvre a été baptisée:

Association Béthanie "AB".

Elle a pris forme à la Paroisse Saint Jacques des 2 plateaux mais voudrait s'étendre jusqu'où le seigneur voudra.

NOTRE BUT

Tout est parti d'un constat. Les prêtres, les religieux et religieuses sont consacrés à Dieu.

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Cette tâche noble, à cause de ses exigences les coupe de leurs parents géniteurs.

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C'est pour combler ce vide par des actions simples mais pleines d'affection, de piété et de compassion que Béthanie visite les familles respectives des prêtres, des religieux et des religieuses.

NOTRE OBJECTIF

Nous voulons unir nos forces, créer une solidarité autour des parents des prêtres, des religieux et religieuses de façon volontaire et spontanée en donnant les mêmes chances à nos bergers afin qu'ils travaillent librement sans être encombrés par des soucis matériels et financiers.

ADHESION

L'Association Béthanie est ouverte à toute personne, homme, femme, jeune qui aime son prochain, qui à la foi et qui comprend le bien fondé de cette association.

On devient membre par adhésion à l'idée.

Les montants des contributions mensuelles pour la survie de l'association sont donnés librement par chacun selon sa foi et ses capacités.

Tenant compte de l'immensité de notre champ d'action, nous laissons chaque membre faire parler son cœur.

NOTRE CHAMP D’ACTION

Nos dons et visites sont faits spécialement dans les familles respectives des prêtres, des religieux et des religieuses pour leur apporter assistance en cas de difficulté et de peine; et partager aussi leur joie .

RAPPORT DES ACTIVITES DE L'ASSOCIATION BETHANIE

Les activités de l'association ont commencé dès sa création.

L’association Béthanie a rendu visite à une vingtaine de parents à leur domicile : Ces visites ont été accompagnées de prières et de partage étant donné que l'objectif de notre mission, c'est de se consacrer à soutenir les parents de nos prêtres et religieuses (pères et mères), être en contact avec eux, prier pour eux et avec eux, partager leurs peines et joies en leur compagnie.

L’association Béthanie avec l'aide et la grâce de Dieu :

-Nous avons réussi à faire opérer une maman qui avait le goitre.

-Nous avons fait passer le scanner à un papa qui souffrait d'hypertension.

-Nous avons également acheté les verres d'une maman qui avait des maux d'yeux.

- Nous avons fait réparer en ces moments de fortes pluies, la toiture de certaines maisons qui avaient des problèmes d'étanchéité.

25 Mai 2010 à l'occasion de la fête des Mère : nous avons, à notre manière célébré cette fête avec beaucoup d'amour en offrant des cadeaux à une centaine de mamans dans différentes paroisses à Abidjan et même à Memni.

Pour ce qui est de la fête des Pères : nous avons également fait parler notre cœur en distribuant des cadeaux à une centaine de papas. Certains les ont reçus en mains propres, d'autres les ont reçus par l'intermédiaire de leurs fils. Tout ceci a été suivi de demandes de messe.

Décès du père d’un prêtre à Lakota : Pendant que nous célébrons la joie, il y a eu des peines. Ainsi, nous avons assisté à Lakota à la cérémonie funéraire du papa de l'Abbé Doukouré. Après l'enterrement, une enveloppe a été remise à la famille éplorée.

26 juin 2010 : Décès de la sœur Marie Bernard de la communauté des religieuses Notre Dame de la Paix

Dés l’annonce du décès, l’association Béthanie s’est rendue en délégation à la maison Mère de la communauté sise à la Riviéra palmeraie, près du collège St viateur. Outre sa présence aux obsèques de sœur Marie Bernard, l’association a offert des intentions de messe pour le repos de son âme.

13 au 23 juillet 2010: Décès du Le Père Tilo Jean Baptiste

L’association Béthanie à pris une part active dans l’organisation et les obsèques du Père Tilo (réception des invités, confection des cartes de mémoire, déplacement au village pour l’enterrement…)Elle a remis une enveloppe symbolique à la sœur du défunt en guise de « yako » il noter que pendant la maladie du Père Tilo, Béthanie a toujours été présent à ses côtés

2 3 juillet 2010 : Soins du père d’un prêtre

Grace a la vigilance de l’association Béthanie, le père d’un prêtre a été hospitalisé suite aux résultats d’examens médicaux qui ont révélés une fièvre typhoïde. Ces examens ont été entièrement pris en charge par l’association. C’est seulement après sa sortie d’hôpital que le prêtre est allé voir son père. C’est dire que nos prêtres n’ont pas le temps pour se consacrer à leur famille.

28 juillet 2010 : Visite à la mère malade d’un prêtre

Ayant appris que la mère d’un prêtre était malade, Béthanie s’est mis en contact avec celui ci pour avoir de amples informations sur l’état de la malade. Béthanie a pu avoir un échange téléphonique avec la consernée grace à son fils et elle lui à fait un don pour ses soins en attendant d’agir. Il faut dire qu’elle est non voyante et très malade. Elle à été très heureure du geste de l’association de même que son fils qui n’a cessé de remercier Béthanie.

Aout 2010 : Visite au Curé de la paroisse Saint Jacques des II Plateaux

C’est avec peine que l’association a appris la maladie du Père Curé. Les membres de Béthanie lui rendu visite et ont profité pour prier avec lui.

15 Aout 2010 : Célébration des 40ans de mariage des parents d’un prêtre

Béthanie a pris une part active à la célébration des 40 ans d’aniversaire de mariage des parents d’un prêtre. Une délégation de 7 membres a participé à toutes les étapes de la cérémonie qui a débuté de 7h00 et s’est achevée à 18h00 elle a remis des dons au nom de l’association au couple qui était très heureux de leur présence et de leurs actions ;

29 Août 2010 : Messe anniversaire des 35 ans de sacerdoce de l’Abbé Marcellin Kouadio

A l’invitation du père curé Marcellin Kouadio de St Charles Luwaga, d’Adjame Béthanie a effectué un déplacement sur Dabbré. A cet effet,elle a loué un car de 18 places pour permettre à ses membres et aux religieuses des communautés les sœurs Filles de Jésus et sœurs de l’immaculé Conception de s’y rendre gratuitement. Le père Marcellin a été très content de la présence des paroissiens St Jacques ou il a eu être le curé.

Début septembre 2010 : Décès du père d » l’Abbé N’kayo de la paroisse Saint de cocody et la mère de la sœur Germaine Toti Zia

Suite aux décès successifs du père de l’abbé N’Kayo et de la mère de sœur Germaine Toli Zia, sœur fille de Jésus. L’association a fait des demandes de Messes pour le repos des âmes des défunts et symboliquement a soutenu financièrement chacun.

Début septembre : Vœux perpétuels des religieuses de la congrégation les sœurs fille de Jesus

Vue que les vœux perpétuels des religieuses de la congrégation auront lieu en Italie, vue l’importance du sacrifice de la messe, Béthanie attentive a pensé à des intentions de messe à cette occasion.

Début septembre : Visite à la mère de feu l’Abbé Kima Lucien

L’association a profité du lendemain de la nuit du Maouloud pour se rendre à Bingerville afin de présenter ses condoléances à la mère de feu l’Abbé Kima Lucien qui à perdu sa sœur au Burkina Faso. Béthanie a profité de cette visite pour lui apporter des petits présents et lui remettre une enveloppe symbolique en guise de « yako »

Grâce à la générosité d’un donateur anonyme, Béthanie a pu ouvrir un compte bancaire provisoire à Ecobank et le numéro du compte est le suivant : 20030111403018

L’association est toujours en éveil et en attendant la reprise de ses visites interrompues pour cause de vacances de certains de ses membres, elle reste en permanence en contact avec les parents des prêtre et religieux grâce à des appels téléphoniques.

Béthanie n’est pas au bout de ses peines mais avec Dieu il n’a rien d’impossible et Béthanie a introduit le cas de la maman malade d’une religieuse de notre dame de la paix.

REMARQUES

Pour la bonne marche de notre association, nous avons imprimé des cartes de visite et des dépliants contenant toutes les informations sur notre association afin de se faire mieux connaître.

Notre mission ne se limite pas uniquement à la ville d'Abidjan et ses alentours. Nous progressons pour aller vers l'intérieur afin d'atteindre toute la Côte d'Ivoire si possible.

Notre souhait, c'est d'avoir le plus grand nombre d'adresses de parents de prêtres, religieux et religieuses du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, car nous sommes très déterminés à poursuivre et à réussir cette mission inspirée par l'Esprit Saint. Elle est noble et pleine d'amour.

Amour, Amitié, Union, partage, paix et joie telles sont les vertus de notre association.

Béthanie vivra ... Que Dieu nous y aide parce que la tâche n'est pas facile et l'ennemi rôde, mais d'avance il est vaincu par la main puissante de notre Seigneur Jésus-Christ!

CONTACTS

v Siège basé pour l'instant à :

v St Jacques des 2 plateaux

v Lieux de présence pour l'heure:

- St Jacques des 2 Plateaux

- St Jean de Cocody

- St Paul du Plateau

- Ste Anne d'Abobobaoulé

- St Augustin d'Aboboté

- Notre Dame d'Afrique de Biétry

Contacts coordinateurs :

v Coordonnatrice principale:

Véronique Brown

09 72 90 60 / 22415835

Mail : a.bethanie@yahoo.fr

v Saint Jacques:

N'Guessan Solange

07 83 72 36

Kadio-Koizan Claire

07 09 88 00

v St Jean:

Mme Kouamé Jeannette

07 77 45 54

v St Paul:

Bokola Marie

07 94 27 71